Tarte à la crème : la loi de PARETO

La loi de Pareto : arrêtons la tarte à la crème

On nous les sert Certaines idées tellement souvent qu’on finit écoeurés.
Et dans le buffet à volonté des clichés, la loi de Pareto — le fameux « 20 % des causes produisent 80 % des effets » — occupe une place de choix.

On la brandit comme une vérité absolue, une loi d’airain à laquelle il faudrait croire les yeux fermés.
Sauf que… non.

Avec tout le respect dû à Vilfredo Pareto, je vais vous montrer que sa loi, qu’on nous présente comme universelle, ne l’est pas. Mais alors pas du tout !

La loi préférée de ceux qui n’aiment pas réfléchir

Soyons honnêtes : si le 20/80 plaît autant, c’est parce que ça claque !
Deux chiffres simples, faciles à retenir, parfaits pour faire croire qu’on maîtrise un sujet.
Résultat : on colle le « 20/80 » partout, même là où ça ne veut absolument rien dire.

Quelques exemples pour remettre les pendules à l’heure :

  • Richesse mondiale : 10 % de la population détiennent 90 % des richesses.
  • France : 10 % contrôlent 60 % du patrimoine.
  • Mariages 2025 : 50 % finissent en divorce.
  • MacDo : vraiment, 20 % des clients feraient 80 % du CA alors que le panier moyen est de 16 € ? Sérieusement ?
  • Stations-service : 20 % des automobilistes siphonneraient 80 % des cuves ? Bien sûr…

Où est passé le sacro-saint 20/80 ?
Réponse : dans la trappe de la réalité, celle qu’on oublie quand on simplifie le monde pour se rassurer.

Une vraie loi universelle : la gravité

Vous lâchez un objet.
Il tombe.
Toujours.
Sûr à 100 % .
Merci Newton. Il a raison. Toujours !

20/80 Pareto. Il se trompe. Souvent !

D’autres lois existent… et elles contredisent Pareto

Prenez la loi du 1 % :

– sur Internet :

  • 90 % consomment passivement,
  • 9 % participent un peu,
  • 1 % créent réellement.

– Sur Wikipédia : 1 % fait 50 % du boulot, 2 % écrivent 72 % des articles.

On est très loin du 20/80, n’est-ce pas ?

Parlons aussi de l’effet papillon : de minuscules variations peuvent avoir d’énormes répercussions.
Un battement d’ailes ne crée pas une tornade au Texas, mais de petits facteurs peuvent provoquer de grands effets.
Pas besoin de 20 % pour faire 80 %.
Parfois, 0,1 % suffit.

Bref : le monde est complexe. Les répartitions varient. Les pourcentages aussi.

Conclusion : arrêtons les lois passe-partout

La loi de Pareto a un mérite : rappeler que tout n’est pas réparti uniformément.
Mais elle n’est pas universelle.
Et surtout, elle n’explique pas tout.

Avant de l’utiliser à toutes les sauces, on ferait mieux de réfléchir un peu — ou beaucoup.
Et de se rappeler qu’en intelligence collective, les idées brillantes ne viennent pas forcément de « 20 % du groupe ».
Parfois, elles surgissent de là où on les attend le moins.

Alors, convaincu que la loi de Pareto n’a rien d’un passe-partout mathématique ?

Et accrochez-vous : on n’a pas encore parlé des lois de Murphy, Parkinson, Douglas…
Là, ça va devenir vraiment amusant !

Tarte à la crème : l’emplacement, l’emplacement, l’emplacement

Il y a des phrases qu’on entend tellement souvent qu’elles deviennent écoeurantes.
Et dans l’immobilier, la championne toutes catégories, servie jusqu’à la nausée, c’est :

« Il n’y a qu’une règle : l’emplacement, l’emplacement, l’emplacement. »

Prononcée avec un humour fatigué qui ne fait plus rire personne, cette pseudo-maxime serait, paraît-il, la clef de tout investissement réussi.
Sauf qu’à force de la marteler, on en oublie l’essentiel :
elle ne résiste pas une seconde à l’analyse.

Immobilier ne veut pas dire immuable

Certes, l’immeuble, lui, ne bouge pas.
Mais tout le reste bouge :
le quartier, la ville, les flux, les prix, les projets, l’économie.
L’environnement d’un bien n’a rien d’un décor figé ; c’est un organisme vivant.

Alors pourquoi répéter trois fois le même mot comme un mantra ?
Parce que ça sonne bien.
Mais ça ne dit rien.

La réalité : un bien immobilier, c’est une constellation de critères

Réduire un investissement à une adresse, c’est d’une pauvreté intellectuelle rare.
La valeur réelle d’un bien dépend de tout un écosystème :

  • environnement
  • qualité du bâti et distribution des pièces,
  • luminosité, exposition, vue, étage,
  • dépendances (cave, garage, grenier),
  • prix au m², charges,
  • travaux à prévoir, charges, copropriété,
  • potentiel d’optimisation,
  • marché locatif,
  • possibilité de plus-value…
    et oui, l’emplacement — mais  pas en premier.

Ne regarder que l’emplacement, c’est juger une voiture sur sa peinture sans vérifier le moteur.

L’emplacement n’a de sens que dans un ensemble

L’adresse n’est pas un paramètre isolé : elle dépend du contexte, du marché, des flux, des perspectives.
Un investisseur sérieux analyse à la fois :

  • le potentiel intrinsèque du bien,
  • et son potentiel extrinsèque : évolution du quartier, transports, commerces, projets urbains, stratégie régionale.

L’emplacement sans perspective n’est qu’un point sur une carte.
La vision globale  dessine un futur.

Ignorer les autres paramètres, c’est comme conduire en ne regardant que la jauge d’essence :
vous ne tombez pas en panne sèche…
mais vous pouvez couler une bielle.
C’est pire !

Beaux quartiers ou quartiers en devenir ? La vraie question est là

L’investissement dans un bel arrondissement, c’est chic, mais souvent peu rentable :
faible rendement, cash-flow négatif, effort d’épargne.
En compensation : revente facile, marché fluide, plus-value probable.

Mais comparez avec un quartier en devenir, au rendement positif, plus dynamique, où les flux de trésorerie compensent largement l’absence de prestige.

Au final, qui gagne réellement ?
Celui qui s’achète une adresse ou celui qui s’achète un potentiel ?

L’emplacement n’est pas le roi :
c’est un pion parmi d’autres.

Conclusion : l’emplacement, oui… mais l’emplacement seul, non !

Réduire un investissement à une répétition de trois mots, c’est se priver d’une vision stratégique.
L’immobilier est complexe, mouvant, subtil.
Il exige des analyses, pas des slogans.

Alors oui, l’emplacement compte.
Mais réduire une décision patrimoniale à un slogan ressassé…
c’est refermer le champ des possibles, appauvrir la réflexion et passer à côté d’opportunités brillantes.

Bref :
l’emplacement, oui — mais pas que !

Plutôt que de radoter trois fois le même mot, il serait peut-être temps…
d’utiliser enfin tout le vocabulaire de l’investisseur intelligent.

Initiation à l’immobilier – « Quelle stratégie mettre en place pour investir dans l’immobilier ?

Venez participer à une table ronde : Initiation à l’immobilier – « Quelle stratégie mettre en place pour investir dans l’immobilier ? » Jeudi 27 septembre, de 19 à 21h

1 table ronde, 2 heures, 3 sujets importants, 4 conseils, 5 minutes de retard tolérées, 6€ de participation*, 7 personnes autour de la table.

– Agents immobiliers, banquiers… Pour réussir son 1er investissement immobilier, à qui faire confiance ?

– Acheter sa résidence principale ou un bien destiné à la location, comment faire ?

– Neuf ou Ancien ? Avec ou sans apport ?

– Les taux sont bas, mais les prix sont élevés. Comment trouver une bonne affaire ?

– Acheter un studio et le louer sur Airbnb, un bon plan ?

– Je n’ai pas de CDI, comment obtenir un prêt ?

*Satisfait ou remboursé ! Si vous n’êtes pas satisfait, je vous rembourse.

Inscription obligatoire par email ou téléphone : bruno@coachimmobilierlyon.fr 

06 14 26 02 03